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Le curé Arsenault


Antonio Arsenault

« Si vous ne pouvez faire de vos fils des prêtres, faites-en des cultivateurs »conseillait un haut membre du clergé au début du siècle dernier. Dans l’ancienne société du Québec, la fierté « d’offrir un fils à l’Église » compense largement pour la perte de bras forts, pourtant indispensables à la survie de la terre familiale. C’est à cette époque que naît Antonio Arsenault. Mais pour lui, le choix ne s’impose pas: il a la double vocation.

Jeune prêtre, il se consacre d’abord à la formation de futurs agriculteurs, puisdevient un curé cultivateur qui travaille pour sa survie. Le jardin potager, qu’il cultive depuis toujours, démontre qu’il maîtrise autant la science horticole que l’art de la prédication. Mais rien, dans son rôle d’éducateur ou de curé, ne laisse entrevoir le polémiste qu’il va devenir vers la soixantaine. Traditionaliste à l’excès, il décrie publiquement les résolutions du concile Vatican II : « Clercs et laïcs, au nom de quelle valeur et de quelles convictions avez-vous mis le Saint-Sacrement dans le coin et remisé les autels et les statues ? »

Il fustige le gouvernement qui veut déraciner la population rurale: « Pour " bulldozer " la population, vous avez une machine puissante pourvue d’un set d’accouplement complet. » Mais il est tendre, lyrique même, quand il parle de la Beauce et des pionniers de Saint-Séverin : « Des années durant, ils ont semé blé et sarrasin à travers les souches, ils ont coupé les épis à la faucille, ils ont broyé avec le fléau. »

Antonio Arsenault a été un curé de campagne original, à la fois conservateur et avant-gardiste, doux et bagarreur, affectueux et sarcastique, rude et poète.


Extrait du livre: Antonio Arsenault (1903-1997), Un curé original

En 1962, après quinze années d’étroite collaboration, les frères Ernest et Antonio prennent des chemins séparés. Le curé Ernest, répondant à l’appel de son évêque, emménage à Saint-Anselme où il prend en charge la paroisse. De son côté, l’abbé Antonio est appelé à desservir une petite communauté de 400 âmes, Saint-Séverin de Beauce’.

LA MYSTIQUE DES SOMMETS

La paroisse est sise sur les hauts plateaux appalachiens, à l’écart des grands axes routiers. La route pour s’y rendre déploie sur six kilomètres une suite de vallons et c’est à mi-chemin que l’on commence à apercevoir, droit devant soi, l’église qui domine la montagne. Une fois là-haut, à plus de 500 mètres (1700 pieds) d’altitude, le paysage offre un panorama exceptionnel et des paysages bucoliques comme on en voit peu.

Les défricheurs de Saint-Séverin, à l’instar de ceux d’autres paroisses beauceronnes, ont voulu ériger leur temple sur les hauteurs. Pour se protéger des inondations, mais aussi parce qu’ils voulaient que leur église soit vue de loin.

Selon l’abbé Arsenault, c’est ainsi qu’apparaît, à l’époque, l’esprit de clocher qu’il définit comme « ... cette tendance à vouloir sa paroisse, et surtout son église, mieux que celle du voisin...  » De plus, le pionnier beauceron, parce qu’il est profondément croyant, a l’impression que le clocher, qui semble toucher le ciel, contribue à le rapprocher de Dieu.

« Rivée à la nature elle-même, c’est la mystique des sommets qui reflète le mieux l’âme des Beaucerons ...3 » dit encore l’abbé Antonio. C’est probablement sur le chemin qui le mène à Saint-Séverin, en ce 5 octobre 1962, qqu’il en a, pour la première fois, la profonde intuition.

Au moment où l’abbé s’installe et fait connaissance avec ses nouveaux paroissiens, la Révolution tranquille qui s’opère dans les régions plus urbanisées, y a quelques échos. Le visage rural et traditionnel qui caractérise Saint-Séverin prédomine toujours, mais l’exode vers les villes, enclenché il y a une quinzaine d’années, se poursuit, changeant inexorablement le paysage démographique et agricole du village.

À partir de 1947, la superficie des terres cultivables de la Fabrique diminue à mesure que des familles y bâtissent leur maison. La même année, la Fabrique cède une parcelle de terre à la commission scolaire pour y construire la nouvelle école.

Elle se départit également de ses trois vaches et des chevaux désormais remplacés par la machinerie agricole.

À Saint-Séverin, l’abbé Antonio n’est donc plus, comme à Saint-Jean Vianney ou à Saint-Camille, un curé cultivateur qui travaille pour sa survie. Mais il aime toujours aussi passionnément la terre et il le manifeste en cultivant un immense jardin potager.

À 59 ans, l’abbé n’est pas le premier venu en matière de culture du sol. Son savoir-faire étonne. Chaque printemps, revêtu de son sarrau de paysan, il entreprend l’ensemencement de son potager, épandant rapidement les semences qu’il recouvre à peine d’un peu de terre.

Sa récolte quasi phénoménale de carottes, choux, tomates, poireaux, navets, fraises et citrouilles, étonne chaque fois. Il mentionne les principaux facteurs de sa réussite: « beaucoup d’engrais et plein de bénédictions. »Comme en fait foi un documentaire tourné à Saint-Séverin en 1983, et qui raconte sa vie de curé de campagne, l’abbé a l’habitude de conserver ses légumes à la cave où une vieille aube, trempant dans un seau d’eau, maintient l’humidité du « carreau à légumes ».

Déjà à cette époque, l’abbé Antonio croit aux vertus d’un régime de vie sain. Pour conserver sa santé et soigner celle plus fragile de Lucienne, sa soeur et ménagère, il concocte des jus extraits de ses légumes. Il consomme l’ail cru qui prévient, croit-il, les infections.


L’abbé Antonio bénit le repas.
À ses côtés, Lucienne, sa soeur et ménagère.

A des paroissiens qui viennent le consulter, il conseille quelques remèdes naturels en même temps qu’il les invite à garder la santé de l’âme: « Mangez en paix et dormez en paix », les exhorte-t-il.

La journée d’un curé de campagne, le documentaire du réalisateur François Brault, suggère que le curé de l’époque est souvent celui qui tient lieu de notaire, d’arbitre, de juge et de conseiller juridique, financier ou matrimonial. L’abbé Antonio joue probablement chacun de ces rôles. Mais il est surtout un homme empathique et rempli de compassion pour ses semblables.

Dans une lettre qu’il fait parvenir à un hebdomadaire régional, où il commence par exprimer son malaise face au coût et à la taille des presbytères, il incite ses confrères à rembourser les fidèles en les gratifiant d’un dévouement sans limite:

[...] en accueillant dans l’intimité quelqu’un qui souffre et qui pleure. Quelqu’un à qui l’inquiétude et le poids de la vie ont enlevé le goût du pain et du sommeil [...] Dressons leur croix à côté de Celle du Christ, disons-leur que leur croix, elle aussi, continue la rédemption du monde [...]

« Je vous bénis pour que Dieu vous garde le courage et la patience. »

 
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